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Rêver de Sorcière en psychanalyse : Freud et Jung

Selon Freud

Pour Freud, la sorcière est une figure de la mère toute-puissante et potentiellement menaçante, la 'mauvaise mère' de l'imagination infantile. Elle incarne la mère castratrice, celle qui détient un pouvoir absolu sur l'enfant et peut en user pour punir ou contrôler. Les peurs associées à la sorcière en rêve reflèteraient donc des dynamiques maternelles non résolues de l'enfance. Freud notait aussi que les recettes et les potions de la sorcière ont une dimension analement régressive (mélanges, bouillonnements, transformations), liée aux fantasmes infantiles de toute-puissance et de contrôle magique de la réalité. La sorcière freudienne est la femme qui détient un pouvoir que la société interdit à son sexe, et donc une figure de transgression fascinante et terrifiante.

Selon Jung

Pour Jung, la sorcière est l'une des manifestations les plus importantes et les plus complexes de l'archétype de la Grande Mère dans son aspect sombre. Elle incarne l'Ombre féminine, ces aspects du féminin (puissance, autonomie, connexion aux forces naturelles et irrationnelles) que la société patriarcale a réprimés et diabolisés pendant des siècles. La chasse aux sorcières n'est pas, selon Jung, un simple phénomène historique mais une manifestation collective du refoulement de l'anima et de la peur masculine de la puissance féminine non domestiquée. En rêve, la sorcière jungienne invite toujours à intégrer ces aspects refoulés de la psyché, qu'il s'agisse de la puissance intuitive, de la connexion aux instincts ou de la capacité à transformer radicalement sa vie.

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