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Rêver de Couches de Bébé en psychanalyse : Freud et Jung

Selon Freud

Freud, qui accorda une importance majeure au stade anal du développement psychosexuel, aurait trouvé dans le rêve de couches de bébé un terrain d'analyse particulièrement fertile. Le stade anal (entre 18 mois et 3 ans) est la phase pendant laquelle l'enfant apprend à contrôler ses sphincters, à retenir et à expulser, et pendant laquelle se structurent les attitudes fondamentales envers la propreté, le contrôle et la générosité.

Pour Freud, rêver de couches sales et de change de bébé pourrait révéler des fixations anales : une obsession de l'ordre et de la propreté, ou à l'inverse une tendance à l'accumulation et au désordre. Ce rêve peut aussi parler de questions de contrôle : qui contrôle quoi dans une relation, qui nettoie après qui, qui prend les responsabilités et qui les évite. L'acte de changer les couches représente le travail de soin invisible et peu valorisé, souvent réparti de façon inégale dans les couples et les familles.

Selon Jung

Jung aurait analysé les couches de bébé en rêve principalement à travers le prisme de l'archétype de l'Enfant divin (Divine Child). L'enfant en couches représente la vulnérabilité absolue, mais aussi le potentiel pur non encore réalisé, la possibilité de tout encore intacte. Prendre soin de cet enfant — lui fournir les couches et le soin nécessaires — est prendre soin du potentiel le plus précieux, de ce qui est encore fragile et demande protection avant de pouvoir se développer.

Dans cette perspective, les couches ne sont pas banales mais sacrées : elles protègent ce qu'il y a de plus précieux. Jung aurait également souligné la dimension alchimique de ce symbolisme : transformer la saleté en propreté, le désordre en ordre, est une métaphore du processus d'individuation lui-même, qui consiste à intégrer et à transformer les aspects les moins nobles de la psyché.

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