Aller au contenu principal

Rêver de vampire en psychanalyse : Freud et Jung

Selon Freud

Pour Freud, le vampire — créature qui pénètre la nuit, qui mord et suce — est chargé d'une dimension sexuelle évidente. La morsure au cou, la pénétration de la peau, l'extraction de sang — autant de métaphores de la sexualité dans le registre freudien. Le mythe du vampire est aussi celui de la pulsion de mort (Thanatos) qui cherche à s'emparer de la libido (Éros) pour la détruire. La figure du vampire peut représenter le père castrateur ou une figure d'autorité qui 'suce la vie' de l'enfant.

Selon Jung

Jung interprète le vampire comme une figure de l'Ombre — la part obscure et refoulée de la personnalité — qui prend une forme archétypale menaçante quand elle est trop longtemps rejetée. Le vampire représente aussi la capacité de l'inconscient à se nourrir des ressources conscientes quand la communication entre conscience et inconscient est bloquée. La dimension de contamination du vampire — 'on devient ce qu'on a fréquenté' — illustre la notion jungienne d'infection psychique par l'inconscient non intégré.

Symboles associés