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Rêver de singe dans la Bible : symbolisme chrétien

Le singe (qoph en hébreu) apparaît peu dans la Bible, mais sa mention est significative. Dans le Premier Livre des Rois (10:22) et dans le Deuxième Livre des Chroniques (9:21), les singes figurent parmi les marchandises exotiques rapportées par la flotte du roi Salomon depuis Tarsis : « Car le roi avait des navires de Tarsis en mer [...] les navires de Tarsis venaient une fois tous les trois ans, apportant de l'or, de l'argent, de l'ivoire, des singes et des paons. » Les singes sont ici des objets de luxe et de curiosité — des signes de la richesse et de la portée commerciale du royaume de Salomon.

Dans la tradition chrétienne médiévale, le singe acquiert une connotation nettement plus négative. Les bestiaires médiévaux présentent le singe comme le « simia Dei » — le singe de Dieu — c'est-à-dire le diable, qui est l'imitateur et le contrefacteur de l'oeuvre divine. Le diable, comme le singe, copie sans comprendre, singe Dieu sans pouvoir créer véritablement. Cette association singe-diable a profondément marqué l'iconographie médiévale, où le singe apparaît fréquemment dans les marges des manuscrits enluminés comme figure de la folie, de la vanité et du péché.

Augustin d'Hippone reprend cette idée en décrivant le mal comme une « contrefaçon du bien » — un singe du bien, une imitation dégradée de l'original divin.

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