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Rêver de serpent dans la Bible : symbolisme chrétien

Le serpent tient un rôle central dans les trois grands moments narratifs de la Bible qui structurent la vision chrétienne du monde.

En premier lieu, la Genèse (3, 1-24) : c'est le Serpent, décrit comme la plus rusée de toutes les créatures que Dieu avait faites, qui s'approche d'Ève dans le Jardin d'Éden et la persuade de goûter le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Cet épisode fondateur fait du serpent le symbole de la tentation, de la ruse et du péché originel dans toute la tradition chrétienne occidentale. Saint Augustin et la patristique identifient le Serpent à Satan lui-même ou à son instrument. Rêver du serpent dans ce registre évoque donc la tentation, la perte d'innocence et la conscience du bien et du mal.

En second lieu, le Livre des Nombres (21, 4-9) : lorsque le peuple d'Israël se révolte dans le désert, Dieu envoie des serpents venimeux qui causent de nombreuses morts. Sur l'ordre divin, Moïse fabrique un serpent d'airain et l'élève sur un poteau — quiconque le regarde est sauvé. Ce Nehushtan (serpent d'airain) est le contre-symbole parfait : le serpent porteur de mort devient instrument de guérison. Saint Jean (3, 14) fera de ce serpent élevé une préfiguration de l'élévation du Christ sur la croix.

Enfin, dans l'Apocalypse (12, 9 ; 20, 2), le Dragon et le Serpent Ancien sont explicitement identifiés au Diable et à Satan, bouclant la signification négative du serpent dans l'eschatologie chrétienne.

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