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Rêver de Rire dans la Bible : symbolisme chrétien

La Bible réserve au rire une place ambivalente, oscillant entre joie promise et mise en garde contre la légèreté.

Le rire de Sara (Genèse 18:12-15) est l'un des épisodes les plus humains de l'Ancien Testament. Apprenant qu'elle va enfanter à quatre-vingt-dix ans, Sara rit intérieurement — un rire d'incrédulité mêlé d'ironie amère. Dieu lui demande : « Pourquoi as-tu ri ? Y a-t-il quelque chose de trop difficile pour l'Éternel ? » Ce rire de Sara est un rire devant l'impossible, et il sera transformé en joie réelle quand Isaac naîtra (Isaac signifie en hébreu « il rira »).

L'Ecclésiaste (3:4) place le rire dans la litanie des temps : « Un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser. » Le rire n'est pas condamné mais situé dans le cycle naturel des émotions humaines.

Jésus, dans les Béatitudes selon Luc (6:21), promet : « Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez ! » Ce rire eschatologique — la joie du Royaume qui succède aux larmes de ce monde — est la promesse chrétienne fondamentale. Rêver de rire peut donc s'inscrire dans cette annonce d'un retournement divin à venir.

L'Épître aux Philippiens (4:4) exhorte : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous ! » Cette joie commandée est une joie de foi, indépendante des circonstances — une joie profonde qui peut s'exprimer par le rire.

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