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Rêver de Couronne en psychanalyse : Freud et Jung

Selon Freud

Freud analysait la couronne essentiellement comme un symbole du Moi idéal (Idealich) — cette représentation idéalisée de soi-même que le sujet aspire à incarner. Rêver d'une couronne exprime le désir narcissique d'être reconnu dans sa grandeur et son excellence. Pour Freud, ce désir de toute-puissance prend racine dans la petite enfance, quand l'enfant se croit le centre du monde maternel. La couronne onirique est la résurgence de cette fantasmatique infantile du Moi omnipotent. Freud noterait aussi la dimension oedipienne du rêve de couronne : se voir couronner peut exprimer le désir inconscient de supplanter le père (ou la figure d'autorité) et de prendre sa place. Ce rêve serait particulièrement révélateur chez les personnes en situation de compétition professionnelle intense.

Selon Jung

Pour Jung, la couronne est un symbole du Soi et de l'individuation réussie. Rêver de couronne signale que le processus d'individuation progresse : le rêveur accède à une intégration plus complète de sa personnalité, reconnaissant et assumant les aspects de lui-même qu'il avait auparavant niés ou réprimés. La couronne est aussi l'archétype du Roi/de la Reine — une figure de l'inconscient collectif qui représente la totalité psychique ordonnée et intégrée. Dans les contes de fées, le couronnement du héros marque l'aboutissement du voyage initiatique : la transformation est accomplie, l'individuation est réalisée. Rêver de couronnement est donc, pour Jung, un message d'espoir et d'accomplissement sur la voie de la réalisation de soi.

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